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N°29 - Figures de l'urgence et communication

Revue N°29 - Actes du colloque du GREC/O

Figures de l'urgence et communication

(Dossier coordonné par : CARAYOL Valérie )

 

DOSSIER


Les organisations se pensent souvent sous le signe du projet, de l'anticipation, de la pro-activité et de la veille stratégique. On valorise l'anticipation de l'avenir, voire le développement durable qui conjugue à la fois éthique de la responsabilité et éloge de la pérennité. Le discours de la planification et de la maîtrise du temps est omniprésent dans les discours institutionnels. En même temps et simultanément, sans jouer sur les mot, les acteurs sur le terrain éprouvent des difficultés grandissantes dans leurs pratiques professionnelles du fait de l'accélération des rythmes de travail et l'on observe ce que certains ont appelé une tyrannie de l'urgence bien souvent synonyme d'épuisement et de stress professionnel. Cette situation est quelquefois mise en rapport avec l'usage intensif des TIC au point que les technologies sont souvent considérées comme étant la première cause du sentiment « d'urgence généralisée » qui sévit en entreprise. Que penser de cette affirmation ? Peut elle être utilise de manière stratégique comme certains manuels le préconisent ? N'est elle pas le signe d'une crispation sécuritaire qui serait le signe de l'avènement de cette société du risque dont parle Ulrich Beck ? Pour étudier ces questions et ces paradoxes, nous avons donc souhaité convier des chercheurs à réfléchir sur le sujet et nous sommes très heureux de voir que cette sollicitation a rencontré un très bon écho.

Nous ne savions pas, en commençant à travailler sur l'urgence en 2003, que la France allait connaître un état d'urgence et que nous serions plongés dans l'actualité, au point que certains intervenants se sont interrogés sur le bien fondé de leur voyage… en cette période de crise.
L'interdiction de circulation, l'interdiction des réunions, l'interdiction de communiquer dans l'espace public, sont autant de conséquences de cet état d'urgence dont nous voyons qu'il a beaucoup à voir avec les pratiques de communication. Au nom de l'urgence, les concertations et les négociations peuvent être supprimées. Mais nous aurons sûrement l'occasion de revenir sur ces questions dans les débats.
Notre propos, en entamant une réflexion sur les pratiques de communication et l'urgence, était double.
D'une part il s'agissait de poursuivre la réflexion que le GREC/O mène depuis plusieurs années autour des effets dynamiques des processus de communication en situation.
Ces recherches ont permis de développer une approche de la communication originale, centrée dans les phénomènes dits « inducteurs » à savoir les phénomènes produisant des « effets de communication », qui ne sont pas liés à la transmission d'un message tel que celui-ci est traditionnellement envisagé.
Notre précédent thème de recherche concernait les conditions de « co-existence » organisationnelle.
Nous avions mis l'accent sur les dimensions « minimales » d'une communication qui faisait parfois l'impasse sur le sens partagé pour se centrer sur des expériences partagées et une co-présence où la vicariance devenait l'élément important de la relation.
Après l'espace, la vicariance ou le voisinage, c'est assez naturellement que les dimensions temporelles des interactions communicationnelles sont devenues nos objets d'attention.
D'autre part, il s'agissait plus précisément de comprendre la situation paradoxale que l'on pouvait observer dans les organisations et qui se manifeste par des discours très contradictoires sur les questions du temps.
Les organisations se pensent souvent sous le signe du projet, de l'anticipation, de la pro-activité et de la veille stratégique. On valorise l'anticipation de l'avenir voire le développement durable qui conjugue, à la fois éthique, de la responsabilité et éloge de la pérennité.
Le discours de la planification et de la maîtrise du temps est omniprésent dans les discours institutionnels.
En même temps et simultanément, sans jouer sur les mots, les acteurs sur le terrain éprouvent des difficultés grandissantes dans leurs pratiques professionnelles du fait de l'accélération des rythmes de travail et l'on observe ce que certains ont appelé une tyrannie de l'urgence bien souvent synonyme d'épuisement et de stress professionnel.
Cette situation est quelquefois mise en rapport avec l'usage intensif des TIC au point que les technologies sont souvent considérées comme étant la première cause du sentiment "d'urgence généralisée " qui sévit en entreprise.
Que penser de cette affirmation ? L'urgence n'est-elle pas utilisée comme un argument d'autorité bien commode parce qu'elle est la figure d'un pouvoir sans centralité et sans consistance ? Peut-elle être utilisée de manière stratégique comme certains manuels de gestion le préconisent ? N'est-elle pas le signe d'une crispation sécuritaire qui serait le signe de l'avènement de cette société du risque dont parle Ulrich Beck ?
Pour étudier ces questions et ces paradoxes, nous avons donc souhaité convier des chercheurs à réfléchir sur le sujet et nous sommes très heureux de voir que cette sollicitation a rencontré un très bon écho.
Une analyse provisoire, et à enrichir, des phénomènes d'urgence nous a conduit à définir quatre axes de travail pour structurer la réflexion collective.

Premier axe : L'urgence comme mode de régulation sociale

Il sera question dans cet axe de l'urgence comme nouvel impératif et comme rythme ordinaire des activités sociales mais aussi des mutations dans les représentations de l'urgence.

Deuxième axe : L'urgence et la dérégulation

On s'interrogera sur les effets de rupture et de l'abandon des systèmes de communication ordinaires, dans l'urgence, qu'ils soient de nature technologique ou non.

Troisième axe : L'urgence domestiquée

On étudiera plus particulièrement la façon dont les professionnels de l'urgence savent au travers d'un certain nombre de protocoles, de procédures, de scénarii, à la fois détecter l'urgence, mais aussi la traiter d'un point de vue communicationnel, voire la programmer. Il sera question de la professionnalisation des situations d'urgence au sein desquelles les pratiques de communication sont essentielles.
Quatrième axe : L'urgence construite et subie, l'urgence instrumentalisée

Enfin dans le dernier axe, seront évoquées les situations où l'urgence est construite et sert de cadre de référence à un certain nombre de situations de travail qui sont sources d'épuisement professionnel et de stress.
Vous trouverez rassemblés dans un ouvrage intitulé « Vivre l'urgence dans les organisations » publié aux éditions l'Harmattan, le résultat des premières réflexions des chercheurs du GREC/O, issues des séminaires que nous avons tenus en 2004 et 2004 sur ce thème. Nous versons ces textes au débat.
Je voudrais renouveler mes remerciements à tous les contributeurs et à toutes les personnes qui ont participé à cette rencontre très riche pour l'intérêt et l'honneur qu'ils nous font d'avoir accepté de prendre part à ce moment de débat scientifique.

Le changement dans notre rapport au temps fait partie des mutations les plus radicales survenues dans notre société hypermoderne. Cette logique d’accélération inhérente au système capitaliste et amplifiée par les NTIC, a eu pour aboutissement ultime le développement d’une nouvelle temporalité marquée par l’urgence et l’intensité.
Ces bouleversements se répercutent directement sur la manière d’être, de faire et de ressentir de l’individu hypermoderne. En quête de sensations fortes liées à la seule jouissance de l’instant présent, l’individu développe des nouvelles formes de dépassement de soi traduisant bien souvent une incapacité à s’inscrire dans une quelconque continuité de soi. L’article propose d’analyser les rapports entre cette temporalité toujours plus courte et ces nouveaux comportements compulsifs.

Les organisations contemporaines valorisent l'action et l'urgence. Par conséquent, la maîtrise et le contrôle du temps deviennent des enjeux fondamentaux de survie pour les organisations, contraintes à s'adapter à ce nouveau rythme socio-culturel. De nouveaux modes de gestion s'appuyant sur les TIC permettent aux employés d'être à la fois plus autonomes et plus contrôlés. Une forme de « taylorisme à distance » s'installe. Cependant, les individus ne réagissent pas tous de la même façon à la flexibilité du temps, à la pression du temps. En effet, certains individus entrent dans le jeu de la « chrono-compétition » alors que d'autres tentent de résister aux sollicitations multiples et à la pression du temps.

Cet article interroge les liens entre urgence objective et/ou subjective et, plus largement, leur représentation dans un domaine spécifique : la maltraitance des enfants. Dans ce cas, l'urgence - pour stopper les souffrances - passe, entre autres, par l'identification précise des signes distinctifs de la maltraitance qui restent souvent difficiles à détecter en l'absence de stigmates visibles. « Apprendre à voir l'urgence » devient donc une priorité absolue. En ce sens, l'article ouvre aussi la discussion sur les rapports entre urgence et immédiateté dans différentes organisations de l'action publique et/ou de l'intervention sociale.

Cet article présente à partir des résultats d'une recherche-action conduite en région PACA sur le thème de l'écocitoyenneté, une réflexion sur les relations entre « temps complexe » et changements. La question du changement est analysée dans le cadre du « paradigme de la communication engageante ». Les interactions entre changement en actes et changement de culture sont posées dans la perspective d'une articulation entre « urgence sociétale » et « culture de la responsabilité ».

Les usages médiatiques de l'information de proximité se transforment avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) et notamment Internet. Cet article propose de démontrer comment l'urgence devient l'un des éléments centraux de ces nouveaux usages. Pour répondre au public qui veut tout tout de suite, et donc dans l'urgence, la presse de proximité suit les évolutions technologiques qui défient l'espace et le temps et permettent de diversifier les moyens de communication

Placés dans le contexte d'une gestion de crise (politique, économique.) ou de catastrophe (naturelle, sanitaire.), les plans de secours des entreprises en matière d'information et la communication en situation d'urgence se sont développés récemment. Ils posent problème dans la mesure où ils semblent très centrés sur des préoccupations internes et des questions de coût. Ils n'envisagent que rarement un cas de destruction totale sur un site et sont peu préoccupés des liens avec l'extérieur, alors même qu'ils se situent dans l'espace public, ce qui impliquerait la prise en compte des différents acteurs présents sur un site - les autorités civiles, le personnel de secours, les entreprises et la population civile, dont les membres sont à la fois usagers du SI, citoyens et victimes. Une approche différente, construite sur la corrélation entre les systèmes d'information en milieu désorganisé (SIMD) et les plans de secours, serait pourtant plus adaptée. Elle repose sur la modélisation d'un SIMD et sur la communication avec les différents acteurs, y compris la population.

pour objectif de rendre compte des activités communicationnelles dans une situation d'urgence informationnelle. Devant la soudaineté des faits, la diffusion d'informations est novatrice et conduit à une redéfinition de l'information en temps de crise. Les usages informationnels sont ici au cœur de la connaissance relative à l'événement, ils lui donnent un cadre interprétatif. Par la mise en place d'un discours simultané, la télévision joue le rôle de filtre créateur de stéréotypes et de représentations mentales. On assiste alors à une mondialisation de l'information à l'origine d'une mondialisation de l'émotion. L'urgence suscite un nouveau mode de traitement de l'information où direct, transparence et stratégie discursive sont les maîtres mots.

Le développement durable est devenu une notion complexe et mouvante sur laquelle le présent exposé s'interroge. D'un idéal normatif à un objet comptable, d'une activité communicationnelle à une activité instrumentale, du temps long au temps court, le développement durable est présenté comme un principe aux dimensions multiples qui oscille entre plusieurs forces. En envisageant l a mesure du développement durable, l'exposé tente également de comprendre la technologisation d'une question devenue publique et la réduction d'un débat politique à une série d'indicateurs C'est sous cet angle que l'article envisage notamment la question du reporting et de la notation comme résumés de la performance.

Ce chapitre présente des résultats tirés du projet de recherche intitulé : « Communication organisante et communication compatissante : la communication dans les organisations de soins palliatifs à domicile » financé par le fonds Canadien de Recherche en Sciences Humaines (CRSH). Il décrit, dans une perspective phénoménologique, l'expérience de communication de 10 accompagnatrices bénévoles d'une association d'aide aux personnes atteintes de cancer.

Cette contribution cherche à éclairer la question de l'écriture en organisation, placée dans une dynamique d'urgence dans le cadre de l'usage que font du logiciel Power Point, les consultants oeuvrant dans le milieu du conseil en communication et marketing. Cette conjonction d'un outil de l'immédiat avec une organisation de la réactivité nous situe au cour de l'imaginaire de l'urgence. Pourtant, l'analyse met en évidence quatre paradoxes autour des échanges qui se nouent avec des temporalités plus longues, tout aussi essentielles pour l'organisation que les formes spectaculaires et précipitées de l'action.

Cet article propose de décrire l'évolution de la médecine d'urgence depuis sa naissance en France il y a une trentaine d'années. Initialement plongés avec les usagers dans un lieu désorganisé et disqualifié, les médecins urgentistes ont progressivement défini le contour de leur activité en s'éloignant des standards que la médecine de spécialité avait élaborés. Alors qu'ils occupaient des postes précaires, ils ont négocié d'accéder au rang de praticiens hospitaliers titulaires puis de spécialistes, sans se plier aux rites exigeants de l'internat de spécialité puis du clinicat. En parallèle d'une démocratie participative qu'ils promeuvent au sein de leurs services , les urgentistes justifient leur place au sein de l'hôpital et de la société par la dénonciation des incompétences du système social et de santé dont ils sont les témoins privilégiés.

Le présent article s'intéresse à la contribution des TIC à la création d'un sentiment d'urgence lié à la rapidité de transmission de l'information. En permettant le développement de l'urgence, les TIC présenteraient des pièges potentiels pour l'usager lancé dans une logique de gain et de vitesse et contraint à réagir sur le mode de l'urgence. Des pièges qu'une logique de distanciation, autrement dite de déconnexion, permettrait de déjouer. En analysant ces différentes logiques d'action en tant qu'expériences temporelles, l'exposé tente de donner un sens aux conduites généralement associées aux TIC et de montrer à travers des exemples de conduites qu'il est finalement toujours possible de résister aux pièges du temps

La question de l'urgence ou sa gestion est actuellement au cour des discussions des salariés. En effet, ceux-ci disent désormais devoir gérer les priorités de l'entreprise et les mettre en pratique au jour le jour. Face à cette situation, les dirigeants estiment que les outils modernes de la communication permettraient aux salariés de réagir au plus vite dans un contexte de grande concurrence. Cette étude a pour objet de présenter des éléments de réflexion sur la place des dispositifs de communication dans la gestion de l'urgence à partir du constat réalisé dans trois entreprises.

Cet article a pour ambition de mettre en exergue les relations que peuvent entretenir deux phénomènes comme l'urgence et la mélancolie dans un contexte organisationnel particulier, celui du service social d'une institution territoriale. Dans la perspective d'une sociologie des phénomènes émotionnels, nous analyserons différents processus organisationnels liés aux spécificités du travail social. L'urgence apparaît alors comme un facteur aggravant des phénomènes émotionnels comme la tristesse et la mélancolie qui sont l'expression d'éléments d'insatisfactions et de démotivations renvoyant à un sentiment de malaise qui a pu se développer dans l'organisation.

Cet article propose de montrer que les programmes de télé-réalité fonctionnent selon une temporalité basée sur l'urgence. La position de ces programmes dans l'urgence est structurelle, donc de fait assumée, voire revendiquée par les producteurs des émissions puisqu'elle est la condition sine qua non de réussite du programme. Cette position dans l'urgence demande de distinguer les différentes temporalités constitutives des programmes de télé-réalité et induit également une urgence de fidélisation. Enfin, elle marque une mutation dans les temporalités individuelle et domestique.

Le présent exposé propose d'identifier les multiples visages de l'urgence qui ont émergé de la réflexion conduite pendant ces deux jours du colloque. En rappelant les principales références et les idées convoquées par les chercheurs, l'article tente de dégager les interprétations possibles de la valeur de l'urgence. Une analyse qui permet d'éclairer la nature de la relation entre la notion d'urgence et la communication organisationnelle. La réflexion propose également de revenir sur la complexité des définitions possibles de l'urgence. Une notion difficile à saisir à cause de la diversité considérable des perspectives temporelles à partir desquelles elle peut être observée. L'article ouvre également la discussion sur les perspectives de recherche en SIC qui permettrait de prolonger la réflexion, notamment autour de la question de communication de crise.

ANALYSE


Les risques dans la société du risque sont naturels et ne sont pas artificiels. Du fait de la montée en puissance de la globalisation, les risques locaux impliquent le monde entier, ce qui nécessite une transmission des risques entre différentes cultures. Dans cette société du risque, la fonction de transmission des médias de l'information doit jouer deux rôles afin de répondre à la présence des risques et aux certitudes qu'induisent nos connaissances: communiquer sur les risques et les faire connaître. Les médias, cependant, en jouant ces deux rôles, seraient à la fois divulgateurs des risques connus et aussi bien les principales parties prenantes des nouveaux risques. Il nous faut donc essayer de diminuer le paradoxe de la transmission des risques par les médias.

Le conflit international est une des composantes de la nature humaine. La représentation que les médias donnent des conflits internationaux est liée étroitement au contexte culturel et politique et influence de manière non négligeable la formation et l'évolution de la culture des masses. En nous fondant sur la représentation du structuralisme donnée par les médias, le présent article cherche à analyser une culture et une logique pratique, à l'ouvre dans les médias, tout en l'assortissant d'exemples concernant les conflits révélés par les médias et le système structural des signes de la société. Nous sommes en mesure d'affirmer que la représentation des conflits internationaux est en relation avec la construction de l'identité. Dans un contexte dont la culture est déjà donnée, par l'identification de soi-même et la distinction d'avec les autres, les médias maintiennent et promeuvent le pouvoir existant au sein de la société, dissimulent une logique intérieure et mettent en avant une information qui fait appel à l'expérience de la vie quotidienne et à la mémoire nationale.

L'échange et la communication entre cultures sont souvent mis à mal par un déséquilibre inhérent à la communication interculturelle du fait d'un contexte d'inégalité, de conflit et d'insécurité. Ce contexte produit un état d'urgence qui est à l'origine d'une anxiété de la communication interculturelle que le présent article propose d'analyser. L'exposé tente de mettre au jour le contexte d'émergence de cette expérience émotionnelle qui puise ses origines dans l'anxiété de l'identité culturelle. En s'appuyant sur des théories de la cognition et des exemples concrets, l'exposé tente notamment de mettre en exergue les facteurs qui affectent les émotions, comportements et attitudes de l'individu responsables de la crise culturelle, et s'interroge sur la possibilité d'éliminer les effets pervers de l'anxiété en essayant d'apporter des solutions pour soulager la tension à l'origine des conflits et du rejet culturel.

Après l'ouverture vers l'extérieur, grâce à son environnement d'investissement bien organisé et à la rapidité de sa croissance économique, la Chine se classe parmi les pays ayant le plus de capacités à attirer l'investissement étranger. En tant que troisième investisseur européen, la France occupe indubitablement une place très importante dans l'investissement étranger en Chine. Parmi les nombreuses entreprises sino-françaises, certaines ont connu le succès en Chine, mais les échecs ne manquent pas. Les conflits interculturels sont un des obstacles élémentaires dans le développement de l'entreprise mixte. Dans ce contexte, les recherches portant sur la problématique de l'interculturel existant dans l'entreprise sino-française ont une pertinence certaine. Actuellement, de plus en plus d'entreprises françaises sont attirées par des perspectives intéressantes et la grande potentialité du marché chinois, elles accélèrent le pas pour l'investissement en Chine.