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Séminaire : Anthropotechniques de l’auto-design (cycle 2) - séance 1

 

Visuel seminaire ADS du MICA Anthropotechtniques de l'auto-design oct 2016

© Patrik Marty, série Baltimore 2010

Séminaire
Art, design, scénographie : figures de l’urbanité

Thème 2015-2017: Anthropotechniques de l’auto-design

Responsables : Bernard Lafargue et Thomas Brunel


Mercredi 12 octobre 2016

15h - 18h

MSHA, salle 3
Pessac
ligne B, station de tram " Montaigne-Montesquieu "


Présenté par Bernard Lafargue

professeur des universités, responsable de l'axe Art, scénographie, design : figures de l'urbanité.


Problématique

Problématique Dans notre monde de l art, qui a succédé à celui de l idéologie, le souci esthétique de soi est devenu le souci fondamental. Il a pris la forme de « l auto-design ». Pour le pire comme pour le meilleur. Le pire lorsque ses artistes-designers phares prennent la place du philosophe-roi de La République et de ses mille épigones pour mettre en Suvre un « design total » habile à drainer le désir de servitude volontaire de « l homme-pluvier » du Philèbe, comme le craint une lignée de penseurs, de Marx à Stiegler en passant par Loos ou Foster. Le meilleur comme l espère une autre lignée, qui va de Nietzsche à Sloterdijk en passant par Michaud, Groys ou Shusterman, lorsqu ils suscitent en tout un chacun le désir de designer sa propre existence pour ajouter l exotisme de la petite touche de son auto-design au « design global » de la sculpture sociale du monde de l art. Ce n est que dans cette dernière perspective, sociale, éthique, politique et écosophique, que le fameux vSu de William Morris: « être beau de corps, de cSur et d esprit en travaillant de conserve avec ses concitoyens dans un bel environnement » pourrait se réaliser.


Cette première séance sera composée de 2 séquences.

  1. Bilan et projets de colloques, conférences, événements, etc.
  2. Conférence de Patrik Marty

Intervenants

Patrik Marty, Docteur en Arts et Sculpteur/Plasticien
Droit et devoir d’ingérence créative de l’eau.

Présentation de l’ouvrage : L’Eau de l’Art, une dynamique d’une esthétique écosophique

Patrik Marty

La réalité d’une pratique artistique écosophique (Guattari) apparaît aujourd’hui avec force d’évidence comme un riche terrain d’expérimentations. Sur plusieurs continents, des artistes (Ichi Ikeda, Basia Irland, Rùrï, Buster Simpson…) portent leurs regards et leurs travaux sur les mutations de notre rapport à la nature, notre nature d’être, et son devenir, dans une refonte totale du vivre ensemble ou ce que cela va entraîner. D’où l’intérêt d’incorporer la vision moins anthropocentrique proposée par la Deep Ecology (Arne Naess). L’art contemporain (EcoArt) devrait tenir une place prépondérante dans un naturalisme engagé (Pierre Restany), seule réponse possible pour une ouverture d’esprit nécessaire aussi bien à l’habitant de la terre qu’à l’artiste.

L’Eau de l’Art est une source inépuisable d’adaptabilité transculturelle et transdisciplinaire. Les artistes de l’Eau de l’Art, force de propositions incontournable, sont totalement en phase avec cet instant historique d’une nouvelle modernité et d’une civilisation hors-sol.

Cette communication propose d’analyser comment les artistes vivent plusieurs sens de l’Eau, comme nous vivons plusieurs sens de la Nature. Une Eau de l’Art concomitante du phénomène aujourd’hui incontournable d’une planétarisation de la prise de conscience des nécessités. L’utilisation de l’eau dans la création contemporaine est un symbole et une affirmation de la résurgence de la pensée humaine. C’est le propos du livre L’Eau de l’Art, une dynamique d’une esthétique écosophique.

Patrik Marty est Docteur en Arts, (Théorie, Histoire et Pratique). Chercheur au laboratoire MICA à l’Université Bordeaux Montaigne. Sculpteur/Plasticien. Domaines de recherche : l’art écosophique, l’aquaesthétique, l’écoféminisme, l’urbanité de l’eau.