Appel à contribution Revue Genre en séries

Revue Genre en séries

Revue Genre en séries : cinéma, télévision, médias - N°4

(revue scientifique soutenue et hébergée par la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine)

Masculinités imag(in)ées

Direction : Geneviève Sellier

 

Date limite d’envoi des propositions d’articles : 31 mai 2015

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Appel à communication Colloque EUTIC 2015

Visuel EUTIC2015

XI eme colloque international EUTIC 2015

LES ÉCOSYSTÈMES NUMÉRIQUES ET LA DÉMOCRATISATION INFORMATIONNELLE

Intelligence collective, Développement durable, Interculturalité, Transfert de connaissances

Pôle Universitaire Régional de la Martinique 3 et 4 novembre 2015

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Date limite de dépôt des propositions :  reportée au 20 avril 2015

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Appel à publication : Communication & Organisation n°45

  L'ACTU DU LABO MICA > MEDIATION | INFORMATION | COMMUNICATION | ART
APPEL A PUBLICATION
COMMUNICATION & ORGANISATION n°45
 

Nouvelles formes de visibilité des individus :

technologie et temporalité


Dossier coordonné par Yanita Andonova et Béatrice Vacher


 

La problématique de la visibilité surgit depuis quelques années comme en témoigne une multitude de publications et de manifestations scientifiques. Dans l’ouvrage collectif au nom évocateur Nicole Aubert et Claudine Haroche étudient les paradoxes liés à la domination sans bornes du visible par le biais de l’image et à l’obligation pressante sur tout un chacun de se rendre public. Etre visible, c’est exister, pour les adolescents et les jeunes diplômés, les hommes et les femmes politiques, les institutions et les entreprises, les produits et les marques. Richard Sennett évoquait, dès les années 70, l’émergence de l’individu narcissique en quête permanente d’un reflet de soi. Cette exigence de visibilité, qui s’est accrue à partir des années 1990, s’appuie sur des dispositifs numériques (réseaux sociaux, blogs, sites institutionnels, etc.) dont l’expansion fulgurante reflète le besoin de nouveaux espaces de mise en visibilité dans la sphère publique. Qu’en est-il pour les individus au travail ? Que signifie « être visible » pour un salarié ou un collectif de travail dans le contexte de l’entreprise moderne où prime la corporate gouvernance? Quelles sont les raisons qui les poussent à rechercher en permanence le regard d’autrui ?L’une des spécificités de ce numéro thématique tient à ce que nous proposons de cerner la problématique de la visibilité dans le périmètre de l’entreprise et de l’interroger dans une approche communicationnelle.

Taire l’intime dans le monde professionnel n’est plus d’actualité. L’individu au travail, souvent stressé, parfois oppressé, est en quête de sens dans son activité quotidienne, à la recherche d’une satisfaction, d’une fierté. Il souhaite donner de la visibilité à ses actes et être reconnu. Cette reconnaissance se manifeste par la gratitude et l’estime mutuelle. Jugé de plus en plus souvent sur ses apparences et de moins en moins sur ce qu’il sait faire (ses compétences et ses actes), valorisé pour son image ou apprécié à travers les traces visuelles et écrites qu’il doit laisser, notamment à travers le respect d’une multiplication de normes, le salarié est progressivement poussé à s’exhiber pour justifier sa mission et ses responsabilités, pour légitimer sa présence et prouver son utilité. Suite à cette revendication permanente de visibilité l’individu au travail se réduit-il à sa seule apparence ? Comment construit-il et organise-t-il ses interactions professionnelles et quelles sont les configurations émergeantes ?

Dans l’entreprise cette visibilité peut être recherchée, voulue ou réclamée, mais aussi décrétée, imposée, voire infligée. La problématique de la visibilité convoque également celle de l’invisibilité, l’invisible étant considéré comme insignifiant, disqualifié et confondu avec l’inexistence sociale. Cette invisibilité peut être liée au statut social inférieur conféré à certains individus, à la nature vile et peu noble des tâches qu’ils accomplissent ou encore à l’agencement organisationnel et socio-technique qui fait référence à la place des dispositifs numériques au travail.

L’originalité de ce numéro thématique est d’interroger la visibilité des individus et des collectifs de travail à la lumière de deux dimensions intimement liées, celles de la technologie et de la temporalité.

Le recours aux dispositifs numériques et leur appropriation dans le monde professionnel imposent de repenser la question de la temporalité individuelle, collective et organisationnelle. Nicole d’Almeida montre que la temporalité des organisations est une temporalité éclatée et rétrécie, marquée par une discontinuité et une accélération croissantes. Si le passé du présent a de moins en moins de valeur en entreprise, le futur du présent s’annonce très incertain. Le rapport au temps a radicalement changé, celui-ci étant conjointement le produit de l’instantanéité des échanges via les dispositifs numériques et d’une organisation de travail à la recherche du profit immédiat. Profit que l’individu paye au prix fort (stress, souffrance au travail, suicide). Instantanéité, immédiateté, simultanéité sont des maîtres-mots qui dictent le quotidien des entreprises, des équipes de travail et des salariés. Comment ces derniers organisent-ils leurs actions, s’aménagent-ils des espaces de parole et construisent-ils des lieux de visibilité dans ce contexte d’urgence, devenu cadre institutionnel de l’action ? Comment l’individu se projette-t-il et planifie-t-il son avenir dans un horizon temporel qui se contracte et qui s’estompe ?

Dans ces configurations temporelles mouvantes et incertaines, l’individu construit ses interactions professionnelles en conjuguant le présent et en attendant une gratification immédiate. L’ivresse que lui procure l’accès aux TIC, sa participation brève et momentanée aux échanges électroniques, son apparition éphémère sur le réseau social interne, sont autant de signes de satisfaction passagère que de reconnaissance bien réelle. Ce culte de l’immédiat couplé à l’exigence de visibilité (de l’individu, de son action, de son utilité) convoque aussi les questions de la mémoire (individuelle et organisationnelle), de l’oubli et du mépris social. La mémoire est ici entendue non pas comme l’histoire de l’entreprise, mais comme le témoin, la preuve active, immédiate du travail et des actes des individus. Les supports numériques évoluent sans cesse et s’ajoutent aux dispositifs préexistants : journal d’entreprise numérique, Intranet, chat avec le PDG, forums métiers, réseau social interne, tableaux de bord informatisés, etc. Ils constituent autant de traces qui gratifient au présent l’entreprise que d’empreintes qui peuvent léser l’individu. Cette surabondance des données, des informations et des traces nécessite aussi des moments d’amnésie.Pour poursuivre sa vie ou pour la changer, on a parfois besoin d’oublier (une expérience douloureuse, un échec professionnel ou un licenciement). Les supports numériques cependant se souviennent de tout. Comment alors oublier ? Comment se faire oublier ? La visibilité recherchée aujourd’hui sera-t-elle tant appréciée demain ? Le regard des sciences humaines et sociales permet de repenser les capacités de l’individu à se souvenir, à oublier, à reconstruire et inventer dans les interactions sociales avec la technique.

Interroger dans une approche communicationnelle la problématique de la visibilité en entreprise en lien avec la technologie et la temporalité ouvrirait certainement des champs de réflexion nouveaux ou peu développés jusqu’à présent. Ainsi ce numéro a comme objectif de témoigner de la dynamique de ce domaine de recherche en rassemblant des contributions permettant d’éclairer le thème de la visibilité des individus et des collectifs en milieu professionnel.

Plusieurs questions peuvent être posées sans prétention d’exhaustivité : Quelles sont depuis l’irruption massive des dispositifs numériques les nouvelles formes de visibilité présentes ou en train d’émerger dans l’entreprise ? Comment la communication organisationnelle en est-elle affectée ? Se montrer, être vu et lu est-il en train de devenir la norme aujourd’hui ? Comment la technologie contribue-t-elle à reconsidérer, valoriser, célébrer l’individu et les collectifs au travail ou inversement les dévaloriser, les rendre invisibles ? De quelle manière les notions de mémoire individuelle et organisationnelle, de temporalité se posent-elles actuellement avec l’usage intensif des TIC ?

Ce dossier thématique propose donc de repenser les apports, les embuches et les opportunités qu’offrent les nouvelles formes de visibilité à l’individu au travail. Quel regard y portent les chercheurs en sciences humaines et sociales avec le recul de plusieurs années de pratiques professionnelles avec les Intranet, les messageries et les réseaux sociaux numériques internes dans les organisations ? C’est ce questionnement que nous allons tenter ici d’amorcer. Confronter les points de vue, croiser les regards. Il est temps de faire un bilan, ne serait-ce que provisoire, sans oublier les fondamentaux.



Les consignes de rédaction des propositions :

Les articles attendus peuvent être des études empiriques, des monographies, des retours d’expérience ou des réflexions théoriques qui permettent d’éclairer, de questionner ou de mettre en perspective les problématiques précédemment évoquées.

Les propositions doivent être déposées sur la plateforme http://com-orga45.sciencesconf.org/ en suivant les instructions indiquées. Elles doivent comporter comme suit : le titre de l’article, 3 à 5 mots-clés, un résumé et une bibliographie, le tout en 1000 mots maximum.

Calendrier

Date limite de remise des propositions : 15 juin 2013
Sélection des propositions : 15 juillet 2013
Remise de l'article intégral : 15 octobre 2013
Evaluation par le comité de lecture : 1er décembre 2013
Retour des articles définitifs :5 janvier 2014
Publication de la revue :
juin 2014



 
 
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Appel à publication : Communication & Organisation n°44

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APPEL A PUBLICATION
COMMUNICATION & ORGANISATION n°44
 

Risques mineurs, changements majeurs


Dossier coordonné par Elizabeth Gardère et Nicole d'Almeida


 
 

L’intérêt de ce dossier est d’analyser comment s’opère, sous l’effet de l’information et de la communication, le couplage entre une culture généralisée du risque (Beck, 2008) et une réorganisation du social, des pratiques et des modes de vie tant individuels que collectifs. Ce processus sera envisagé de l’amont à l’aval, de la qualification-formalisation des risques aux dispositifs d’éducation et de prévention déployés à tous niveaux (école, structure familiale, organisations, institutions). Dans cette dynamique, la part de l’information et le travail de communication jouent un rôle décisif qu’il s’agira ici d’analyser. Cela, qu’il s’agisse de la rationalité des choix, des soubassements de l’éthique, ou encore des valeurs de l’action dans le respect d’un principe de responsabilité (Jonas, 2008). Aussi, les changements de société (Latour, 2008) s’accompagnent d’un questionnement sur les pratiques et diagnostics.

Ce numéro 44 s’adresse à des chercheurs d’horizons divers, appartenant à différentes disciplines mais tous engagés dans une réflexion critique des modèles, présupposés ou conséquences théoriques de la safe society qui se profile et que nous pouvons caractériser comme une société d’énonciation et de dénonciation. Il s’agit d’explorer les mille et une figures du risque tel qu’il se dit, se construit, s’enseigne ou se prévient. Dans la circulation de la catégorie de risque, dans sa configuration, sa rhétorique et ses dispositifs se joue un processus civilisationnel qui n’est pas sans rappeler les travaux de Norbert Elias dans La Civilisation des Mœurs. Sans se consacrer spécifiquement aux crises et risques majeurs (de type nucléaire), il s’agit de mesurer la place au quotidien des processus d’information et de communication dans des sociétés où les maîtres mots sont ceux de risque, précaution et sécurité.

Les ruptures introduites par l’accélération technique et technologique, par la culture du nouveau capitalisme (Sennet, 2012), et l’idéologie de la globalisation opèrent une dérégulation et génèrent une incertitude généralisée dont la culture du risque est une des réponses. A l’idéologie libertaire de l’ouverture succède une idéologie sécuritaire qui anime tous les aspects de la vie quotidienne : de la consommation des produits aux relations aux autres via les techniques du soi (Foucault). La fragmentation de la vie sociale, des êtres humains et de leur environnement s’accompagne d’une banalisation de la catégorie de risque qui s’applique à tous les interstices de la vie. Paradoxalement, l’appel à une société de l’innovation et l’injonction contemporaine de créativité se doublent d’une volonté de risque zéro et de la création de dispositifs de normalisation à large échelle. Tandis que le pouvoir et l'autorité se délitent ou se répartissent selon le principe de subsidiarité au niveau politique, la dimension économique et le plan social sont reconsidérés dans un contexte ou des risques mineurs produisent des changements majeurs à l’échelle de l’individu et de l’environnement, notamment en termes de menace sociale ou environnementale.


Les contributions sont attendues autour de deux axes

Le risque :
Une réflexion sur la communication des nouvelles éthiques des entreprises engagée en 2005 dans le numéro 35 de la revue se prolonge aujourd’hui à la faveur des formes émergentes. L’environnement, le développement durable, l’écocitoyenneté, la RSE, la communication engageante et bien d’autres sujets, sont au cœur des discours et des pratiques civiques et organisationnelles du XXIe siècle. Cela nous invite à questionner l’institution de l’objet Risque (objet théorique et sociodiscursif) dans le champ des SIC et par là à réenvisager la production des normes économiques et sociales. Par ailleurs, la notion de justice sociale défendue par Fraser (2011) dans le respect de la distinction entre une politique de reconnaissance et une politique de redistribution est questionnée. Quels sont les nouveaux dispositifs de captation des individus par des stratégies de communication (D’Almeida, 2012), avec quelles règles et quelles valeurs ? Des ONG à la sphère politique en passant par l’organisation au sens large, les formes participatives du débat public, le Web 2.0 décloisonnent l’espace public et sont simultanément des espaces d’expression et d’installation du risque dans la fabrique de l’opinion publique.

Le changement :
Dès 1993 la revue Communication & Organisation dédie un dossier structurant sur le changement organisationnel : une perspective organisationnelle ? Il est complété en 2008 par le numéro 33 de cette même revue,qui acte le prologue d’une anthropologie du changement organisationnel en tant que notion émergente. Remontant aux années 1960, les travaux de Lewin, Cyert et March démontrent la nécessité d’adaptation, de souplesse et de réactivité des organisations, tandis que dans le même temps, Emery et Trist ou encore Burns et Stalker avancent que seul le contexte externe conditionne la structure de l’organisation rangeant par conséquent cette approche dans l’approche déterministe et fonctionnaliste. De la force du récit aux postures de management soutenues par des dispositifs numériques, des TICE et des stratégies d’acteurs, le changement est revisité dans ce numéro jusqu’aux années 2000 avec le passage d’une vision statique à la dynamique du changement (Collins et Porras ; Duck). Loin de l’optimisation gestionnaire, les approches discursives et l’apprentissage organisationnel et social des risques sont analysés dans leur appareillage communicationnel et leur environnement.
Le numéro 44 ira au-delà de ces acquis sur le changement organisationnel. Ce dernier pourra être abordé sous l’angle d’un paradigme, d’un mode de gouvernance, d’une expérience, ou encore par le biais des pratiques d’acteurs au prisme de la précarité des organisations et de l’incertitude de leur environnement. L’enchevêtrement des discours, des techniques et des pratiques sera au cœur de cette relecture de la question du changement à l’heure de la généralisation des risques.

 

Les propositions doivent être transmises à :
Elizabeth Gardère : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Nicole d'Almeida : nicole.d'Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Calendrier :
Date limite de remise des propositions : 15juin 2013
Sélection des propositions : 1er juillet 2013
Remise de l'article intégral : 1er octobre 2013
Evaluation par le comité de lecture : 1er novembre 2013
Retour des articles définitifs :
1er décembre 2013
Publication de la Revue :
1er janvier 2014
 
 
 
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